Bulletin sur le marché de la gomme arabique au Tchad

Situation actuelle

A l’heure actuelle, plus aucun stock n’est disponible dans les zones productrices de la gomme arabique, ni sur les marchés locaux, ni dans les magasins des commerçants locaux.

Les acteurs sont en plein préparatif pour la campagne 2017-2018. Un atelier interprofessionnel de lancement de la campagne 2017-2018 a eu lieu le 15/10/2017 à Mongo. Cet atelier, initié par le projet SAMOUKHNA et l’Association des Professionnels de la Filière Gomme Arabique du Guéra (APFGAG), a regroupé les commerçants locaux, les grossistes, les exportateurs et les représentants des producteurs de la région du Guéra. Etaient au centre des échanges, la contractualisation des financements des producteurs par les commerçants locaux et le respect du cahier de charges (qualité de la gomme durable) exigée par les exportateurs. La question des prix n’était cependant pas à l’ordre du jour.

Du côté de la production, la pluviométrie a été quelque peu inférieure à la normale pendant le mois de septembre dans toutes les zones de production. Cette tendance s’est poursuivie début octobre hormis dans quelques zones comme dans le sud du Hadjer Lamis et l’ouest du Guéra. Le cumul pluviométrique est toutefois très favorable dans la majorité des zones de production (cf rapport pluviométrique de l’ANADER pour le Guéra) sauf dans quelques zones, comme le département de Mangalmé et préfigure de bonnes conditions pour la production de cette année.

Dans les terrains montagneux et rocailleux, les gommiers sont actuellement à l’état de flétrissement des feuilles (phase cruciale pour saigner les acacias) alors que, au niveau des bas-fonds ou terrain sablonneux (cas du Batha, notamment), l’humidité est encore importante et les acacias gardent encore leurs feuilles.
Ainsi les activités de saignée de l’acacia sénégal ont débuté depuis la première semaine du mois d’octobre dans toutes les régions productrices de gomme. Les producteurs ont pour la plupart saigné leurs parcelles des zones montagneuses sont maintenant saignées. Dans les bas-fonds et terrains sablonneux, les premières saignées devraient débuter vers la fin du mois d’octobre. Dans la zone de Dourbali et dans le Guéra, les premières saignées ont commencé par endroit. A Koundjourou, dans le Batha, les premières saignées ont débuté la deuxième semaine d’octobre et se poursuivent actuellement. Au niveau d’Am-Timan, l’humidité est encore importante et les activités de cueillette n’ont pas encore commencé.
A noter que dans toutes ses zones de production, certains producteurs n’ont pas encore pu saigner leurs parcelles car cette activité coïncide avec les récoltes qui débutent ce mois-ci. Ceci présage d’un étalement des saignées dans les zones de production et ainsi de l’arrivée de la récolte sur les marchés locaux.

Marché international

Au Soudan, l’embargo commercial, imposé il y a 20 ans par les Etats-Unis, a pris fin le 12 octobre dernier. Il est encore cependant encore tôt pour connaître l’impact de la levée d’embargo sur l’économie soudanaise. L’impact sur les investissements étrangers dans le pays reste encore en suspens, bien que nombreux acteurs estiment que des réformes économiques seront nécessaires pour attirer les investisseurs. Le cours du dollar US sur le marché noir a connu de fortes variations après le 12 octobre. La levée de l’embargo a contribué à un renforcement du SDG face au dollar US sur le marché noir mais cette euphorie a été de courte durée et, actuellement, le SDG est côté 1 USD = 21,7 SDG, soit un peu plus bas qu’avant la levée des sanctions.
Du côté de la filière gomme arabique, les stocks de gomme dure sont très bas et de qualités diverses. La demande locale pour les derniers stocks tend à faire augmenter les prix. Le prix de la gomme dure sortie grossiste évolue autour de 37-39,5 SDG/kg et la cotation FOB entre 2450-2600 USD/tonne. Les stocks de gomme friable sont encore conséquents. Les tensions sont donc moindres et la cotation FOB pour la gomme friable se situe autour de 750 USD/tonne. Cette situation devrait perdurer jusqu’à l’arrivée des premières récoltes sur les marchés aux enchères, d’ici fin novembre. Tout comme au Tchad, les conditions météorologiques ont été favorables pour une bonnerécolte et les producteurs sont mobilisés. Nous attendons à une bonne récolte comme l’année passée.

Perspectives

Le cumul de la précipitation renseignée est très favorable pour un bon exsudat de la gomme. Les conditions sont actuellement favorables dans les zones de production de gomme dure (acacia Sénégal). A présent très peu des dégâts ont été signalé dans les gommeraies. Nous espérons ainsi une très bonne production de gomme, à condition qu’aucun feu de brousse ne survienne dans les gommeraies et que les périodes des saignées soient très bien respectées par les producteurs.
Les conditions sur le marché international sont assez similaires à l’année passée. Côté pays producteurs, les stocks de gomme dure sont très limités alors qu’on note un important report de stocks de gomme friable de la campagne passée. Dans ces conditions, il est peu probable que le prix de la gomme friable évolue fortement dans les prochaines semaines alors qu’une augmentation du prix de la gomme dure sur le marché international est possible avant l’arrivée des premières récoltes.
Pour mémoire, début décembre 2016, le prix de la gomme friable sur les marchés locaux se situaient autour de 200 FCFA/kg et le prix de la gomme dure entre 600 et 800 FCFA/kg. En fin de saison, début mai 2017, le prix de la gomme friable évoluait entre 120 et 240 FCFA/kg, selon les régions et la qualité des lots. Le prix de la gomme dure entre 700 et 1000 FCFA/kg, avec quelques lots vendus à 1400 FCFA/kg. Dans le cas de la gomme dure, il y a donc eu une marge de progression intéressante des prix au cours de la saison. Il est encore tôt pour évaluer quelle sera la tendance pour la campagne à venir mais les conditions actuelles semblent indiquer qu’une stratégie de stockage d’une partie de la récolte de gomme dure puisse être payante cette année.

 

Bulletin sur le marché du sésame

Le marché en un coup d’oeil

Prix du sésame dans les pays producteurs (en Francs CFA/kg)

 

 

Au Burkina Faso, le contexte, pour ce qui concerne le sésame, est caractérisé par les activités champêtres. La pluviométrie est certes capricieuse par endroit mais, dans l’ensemble, le niveau d’évolution des plants est satisfaisant. Certains champs sont encore à la floraison, surtout dans la région du nord, tandis dans les régions du centre-ouest, de la Boucle du Mouhoun, de l’Est, Hauts-Bassins et Cascades, beaucoup de plants portent des capsules Ainsi donc, les espoirs sont bien nourris côté producteur…/…

Au Mali, le marché de sésame est calme et quasi-identique au mois dernier. Les échanges restent locaux et le volume des transactions est faible.
L’état des cultures parait partout bon alors qu’une grande hétérogénéité des stades phénologiques est bien visible d’une zone à l’autre et au sein d’une même zone selon les variétés. Ainsi nous avons des variétés hâtives et des semis précoces majoritairement aux stades de fructification et maturation alors que les variétés tardives et les cas de derniers semis sont globalement aux stades de floraison – fructification…/…

Au Sénégal, la campagne de commercialisation de sésame approche à grands pas surtout dans la zone centre du Sénégal (Kaolack, Fatick, Diourbel et Kaffrine). La plupart des acteurs sont occupés par les préparatifs de la campagne de sésame 2017 – 2018.
Dans la zone centre du Sénégal, surtout dans la région de Kaffrine, les récoltes ont démarré pour les semis précoces. Elles concernent pour le moment une minorité de producteurs. Dans cette région qui est une grande zone de production de sésame, la majeure partie des parcelles de sésame est arrivée à maturité. La campagne devrait démarrer plus tôt dans cette région que dans les autres où les cultures sont à l’état de la capsulation et de la maturation…/…

En Côte d’Ivoire, ce mois d’octobre, le marché du sésame est toujours calme. Faute de stocks disponibles, la majorité des acheteurs attendent la nouvelle récolte pour relancer les commandes. Certains acheteurs étrangers expriment déjà des intentions d’achat de sésame cette année dans les zones de production…/…

Au Tchad, le marché du sésame est resté toujours calme comme le mois passé: pas de gros volume échangé mais surtout de petites quantités échangées entre détaillants et consommateurs.
Les champs de sésame sont au stade floraison-fructification. La pluie continue à tomber au Sud, ce qui pourrait prolonger la maturation du sésame voire la récolte…/…

Marché international et perspectives

En Afrique de l’Ouest comme en Afrique de l’Est, la pluviométrie a été plutôt bonne durant cette saison des pluies (cf cartes pour l’Afrique de l’Est) et nous nous attendons à une bonne récolte dans l’ensemble de l’Afrique.
En Chine, la nouvelle récolte a commencé. Les acteurs locaux s’attendent à une production proche de celle de l’année passée. Les transactions sont, pour l’instant, timides mais les prix de départ sont nettement plus élevés que l’année passée. De plus, les fêtes nationales durant les semaines passées ont mis la pression sur les stocks portuaires chinois qui sont actuellement plus bas que l’année passée à la même période. Cette situation est favorable à un maintien des prix sur le marché international dans les prochaines semaines…/…

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Bulletin sur le marché du sésame

Le marché en un coup d’oeil

Prix du sésame dans les pays producteurs (en Francs CFA/kg)

 

 

Au Burkina Faso, les activités champêtres occupent actuellement l’ensemble des producteurs de sésame. La pluviométrie est certes capricieuse par endroit mais, dans l’ensemble, le niveau d’évolution des plants est satisfaisant. Certains champs sont à la floraison surtout dans la région du nord tandis dans les régions du centre-ouest, de la Boucle du Mouhoun, de l’Est, Hauts-Bassins et Cascades, beaucoup de plants porte déjà des capsules. Ainsi donc, les espoirs sont bien nourris côté producteur…/…

Au Mali, le marché du sésame est calme. Les stocks sont faibles et majoritairement détenus par des commerçants détaillants. Les échanges sont locaux et le volume et le nombre des transactions restent modestes.
Les pluies diminuent en intensité mais reste encore favorable au développement et à la croissance des plants de sésame. Les semis sont partout finis mais les superficies emblavées sont encore difficiles à estimer. Cependant, nos échanges avec les producteurs nous indiquent une légère hausse potentielle des superficies par rapport à la campagne dernière. Outre l’augmentation des superficies emblavées, ces producteurs espèrent tirer mieux profit du sésame par rapport à la campagne dernière. Cette volonté constatée de leur part pourrait susciter très vite des rétentions de la production et/ou des prix assez élevés en début de la campagne de commercialisation…/…

La filière sésame au Sénégal est actuellement marquée par le suivi de la phase de production et une préparation active de la campagne de commercialisation par tous les acteurs. En effet, aussi bien dans la zone centre que sud du Sénégal, les cultures ont un bon niveau de développement même si la pluviométrie connait des pauses par endroit. Ainsi, le niveau actuel des cultures suscite pour l’instant un espoir de bonnes récoltes chez les producteurs.

En Côte d’Ivoire, le marché du sésame demeure calme durant ce mois de septembre. Les stocks de sésame sur les marchés sont inexistants.
Les activités culturales, notamment les entretiens des parcelles, sont très intenses dans toutes les zones de production. Dans le Nord, aux frontières Mali et Burkina, les parcelles de sésame sont à la phase de floraison et de fructification, tandis que dans l’Ouest, frontière Guinée, les parcelles sont à la fin de floraison et en pleine fructification…/…

Au Tchad, le marché du sésame pour ce mois reste toujours calme. Il n’y a plus de stocks dans les magasins de stockage des commerçants et des exportateurs. Le commerce se fait au niveau local où la demande des consommateurs permet l’échange de petites quantités sur les marchés…/…

Marché international et perspectives

Les prix internationaux sont globalement stables depuis la fin du mois d’Août. En Inde, le prix de gros sur le marché de Rajkot, Gujarat évolue cette semaine entre 977 et 1096 USD/tonne.
Les exportations des stocks restants en Afrique de l’Ouest, Ethiopie et Soudan se poursuivent. Le sésame bigarré, origine Afrique de l’Ouest est coté entre 1050 et 1125 USD/tonne, prix FOB alors que sésame blanc, origine Afrique de l’Est, est coté entre 1175 et 1275 USD/tonne, prix FOB…/…

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Bulletin sur le marché de la gomme arabique au Tchad

Tchad

Le marché de la gomme est calme en cette saison. Les stocks de gomme dans les régions productrices sont épuisés. Au niveau des grossistes de la capitale, les stocks de gomme dure sont aussi épuisés mais il existe toujours des stocks importants de gomme friable.

Du côté des zones de production, la pluviométrie a été plutôt bonne en début de saison des pluies dans l’ensemble des zones de production comme l’indiquent les évaluations pluviométriques de la National Weather Service (page suivante) et les données de l’ANADER concernant la région du Guéra. La pluviométrie a été égale ou légèrement aux normales saisonnières entre juin et août dans la quasi majorité des régions productrices. Depuis le début de septembre, on note toutefois une pluviométrie quelque peu en deçà des normales dans quelques zones, notamment le nord du Guéra, du Hadjer Lamis et du Chari Baguirmi.

Les producteurs sont actuellement occupés par les travaux champêtres. Le développement des cultures est bon. Les cultures sont pour la plupart en phase de montaison et floraison et parfois épiaison surtout les variétés précoces. Les gommiers sont actuellement en pleine floraison, surtout sur les terrains rocailleux où les premières saignées sont prévues pour fin septembre. Très peu des dégâts ont été signalé dans les gommeraies depuis le mois d’août. Les attaques des criquets sont, pour l’instant, absentes.

Mali

Au Mali, le marché de la gomme connait un fort développement depuis quelques années. Les producteurs et commerçants sont de plus en plus nombreux à être actifs sur ce marché pour satisfaire l’augmentation de la demande indienne et européenne. Les producteurs cherchent à s’organiser en coopératives et des liens de partenariats entre les plus gros commerçants/exportateurs se multiplient. Beaucoup de commerçants restent toutefois en quête de partenariats durables et rentables pour l’exportation de leurs produits.

Les statistiques douanières disponibles corroborent le développement de la filière au Mali. En 2017, 4170 tonnes ont été exportées entre janvier et avril alors que seulement 2000 tonnes avaient été exportées l’année dernière sur cette même période (5600 tonnes avaient été exportées en tout sur l’année 2016).

Au cours de la campagne précédente, la demande en gomme arabique s’est essentiellement portée sur la demande en gomme friable. Sur les marchés locaux, le prix de cette gomme a évolué autour de 325 FCFA/kg entre novembre et décembre et autour de 450 FCFA/kg entre janvier et mars. La demande en gomme dure a été beaucoup plus limitée. La gomme dure s’est vendue autour de 700 FCFA/kg entre novembre et décembre et autour de 1100 FCFA/kg entre janvier et mars. La plus grande participation des acteurs locaux sur le marché de la gomme a été favorable aux acheteurs (majoritairement indiens) qui ont pu profité de bonnes marges de négociation face à cette croissance de l’offre locale.

A noter aussi, contrairement aux marchés tchadiens et soudanais, la gomme karaya a eu une place particulière importante au cours de la campagne précédente. En effet, la vente de gomme karaya a dominé le marché en début de campagne (en moyenne ¾ des ventes). La demande en gomme friable a augmenté en fin de campagne lorsque l’offre en gomme karaya a baissé.
Actuellement, la campagne de production agricole tend vers sa fin avec l’arrêt des pluies dans les principales zones de production de la gomme (région de Kayes). Les acteurs locaux sont déjà lancés dans la négociation de partenariat et l’achat des produits et matériels pour l’extraction. Certains auraient déjà commencé à saigner leurs gommiers, d’autres s’y préparent ardemment.

Soudan

Au Soudan, les producteurs s’apprêtent à saigner leurs acacias au début du mois d’octobre. La production s’annonce encore bonne cette année car les conditions climatiques ont été favorables durant les derniers mois. Les pluies ont été bien distribuées et aucunes attaques de criquets ou autres pestes n’ont été reportées jusqu’à aujourd’hui.

Concernant le marché de la gomme, il y a toujours des stocks importants au niveau des exportateurs. Dans l’Etat du Nord Kordofan, le prix de la gomme dure évolue entre 35 et 42 SDG/kg. Le pound soudanais évolue autour de 21 SDG pour 1 US dollar (le taux officiel étant de 6,68 SDG pour 1 dollar). Les cotations de la gomme pour l’export se maintiennent à 2450-2550 USD/tonne pour la gomme dure et 750 USD/tonne pour la gomme friable.

Les associations de producteurs attendent leur préfinancement pour la prochaine saison d’ici les semaines à venir.

Perspectives

 

Au Tchad et au Mali, les conditions météorologiques ont été favorables à une bonne production de gomme arabique. Les conditions sont pour l’instant réunies pour une bonne récolte comme l’année passée.

Du côté du marché, au Tchad, les prix ont été particulièrement bas au cours des deux dernières campagnes. Pour mémoire, la dernière campagne s’est terminée sur des prix avoisinants 1000 FCFA/kg pour la gomme dure et 240 à 260 FCFA/kg pour la gomme friable alors que les acteurs locaux gardent en tête les prix de la campagne 2014-2105 qui s’était achevé avec des échanges autour de 2000 FCFA/kg pour la gomme dure et 400 à 600 FCFA/kg pour la gomme friable. Une grande partie des producteurs et des cueilleurs resteront actifs dans le domaine de la gomme malgré les prix bas car c’est l’une des principales activités rémunératrices lors de la saison sèche. Cependant, ce niveau de prix encourage peu les producteurs à investir dans la production gommière et les détournent vers la recherche d’autres activités rémunératrices.

Les stocks de gomme friable au niveau des commerçants au Tchad et au Soudan vont peser sur la demande en début de campagne prochaine. Les prix de démarrage risquent d’être de nouveau bas.

Dans le cas de la gomme dure, les perspectives de bonnes récoltes dans l’ensemble des pays producteurs risquent de maintenir les prix locaux au niveau de ceux de la fin de campagne passée. Cependant, le besoin de reconstitution des stocks au niveau des commerçants présage d’une bonne demande en début de campagne, avec des prix de départ au moins à égale au 1000 FCFA/kg de fin de campagne pour le Tchad.

Enfin, les évolutions récentes de la politique américaine au niveau du Tchad et du Soudan risque aussi d’influencer la demande en gomme au niveau du Tchad. La demande américaine a été un moteur fort des exports tchadiens en gomme arabique. Hors la perspective probable de fin d’embargo au Soudan fragilise cette relation commerciale privilégiée et la très récente et surprenante inscription du Tchad sur la liste des pays soumis au Travel Ban (les citoyens tchadiens ne sont plus autorisés à voyager aux Etats-Unis) pèse d’autant plus sur le partenariat économique entre Etats-Unis et Tchad.

Bulletin sur le marché du sésame

Le marché en un coup d’oeil

Prix du sésame dans les pays producteurs (en Francs CFA/kg)

Au Burkina Faso, la situation du marché de sésame au cours du mois d’août est restée identique à celle du mois de mois de juillet au niveau des transactions, avec presque plus de stocks et de petits échanges très occasionnels entre locaux à des prix n’excédant pas 550FCFA/kg dans les centres urbains.
Au niveau production, la régularité relative des pluies au cours du mois favorise une bonne évolution des plants…/…

Au Mali, le marché de sésame reste stable et quasi-identique au mois dernier. Les échanges sont isolés, locaux, et modestes.
Les semis du sésame se sont s’intensifiés; le niveau des activités est différent d’une zone à l’autre mais aussi en fonction des variétés utilisées. Les semis des variétés tardives sont quasi terminés dans les différentes zones alors que ceux des variétés hâtives sont encore en cours. Cependant, les stades phonologiques dominants sont la germination, levée et développement des bourgeons. La pluviométrie est bonne et favorable au développement et la croissance du sésame…/…

Au Sénégal, les transactions sur le marché du sésame sont très timides. Les stocks de sésame grain sont épuisés et le commerce des semences a perdu son dynamisme car les semis sont presque terminés.
Dans les zones de production centre (Kaolack, Fatick, Diourbel et Kaffrine) et Sud du Sénégal (Ziguinchor, Sédhiou et Kolda), la pluviométrie normale permet pour l’instant un bon développement des cultures. Les semis précoces sont déjà en début de floraison dans le centre. Au sud, où la variété à cycle long (primoca) est cultivée, le développement des cultures est moins avancée…/…

En Côte d’Ivoire, le marché du sésame demeure calme. Les stocks sont totalement épuisés. En revanche, les activités culturales autour du sésame sont très actives. Des producteurs retardataires font les derniers semis encouragés par les pluies qui sont intenses actuellement dans les zones de production. Mais la majorité des producteurs entretiennent leurs parcelles qui sont à la phase de levée. On note une augmentation des surfaces de sésame emblavées cette année comparé à l’an dernier…/…

Le marché de sésame au Tchad, plus précisément à Moundou et à Sarh, reste calme dans l’ensemble. Il n’existe pas de stocks dans les magasins des commerçants et les échanges sont essentiellement des petites quantités entre détaillants et consommateurs…/…

Marché international et perspectives

La hausse continue des prix à la bourse éthiopienne durant le mois de juillet a été suivie par une stabilisation des prix. Le sésame est actuellement coté entre 975 et 1200 USD/tonne, avec une cotation moyenne établie à 1100 USD/tonne. Cette stabilisation du prix est due à l’arrivée du sésame d’Afrique de l’Est sur le marché international et aussi un ralentissement de la demande de la part des acheteurs chinois suite à la reprise des achats en Juillet. Les échanges hebdomadaires sont en diminution à la bourse éthiopienne: début août entre 2700 et 2800 tonnes étaient vendues par semaine alors que, la semaine passée, le volume total échangé avoisinait les 1700 tonnes…/…

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